« Elle change les choses »

sophie-hunger

Message personnel pour Sophie (si elle passe par ici) : Vous me mettez dans le même état. Encore MERCI pour ça !

J’ai rencontré la musique de Sophie Hunger grâce à la Blogothèque en été 2008. Ils l’ont filmé lors de son passage aux Eurockéennes . Il l’avait déjà filmé un an auparavant lorsqu’elle était venue faire la première partie de Stephan Eicher au Bataclan. Enorme coup de coeur pour cette jeune suissesse de 25 ans déjà si mature et avec cette rare faculté de rendre tout différent, précieusement magique.

Mon premier concert de Sophie Hunger c’était au Point Ephémère début décembre 2008 et mes première larmes de rire (parce qu’il y avait une de ses compatriotes dans la salle qui nous a fait quelques commentaires traductions du suisse-allemand en français pas piquer des hannetons !) et d’émotion parce que Sophie est la seule à part le Grand Jacques Brel à me bouleverser au point d’en avoir une crampe au ventre sur « Ne me quitte pas », chanson intouchable pour moi… jusqu’à elle !

Quand j’aime un artiste, je partage avec mon entourage, qu’il le veuille ou non ! Et je dois avouer que son passage à Taratata a un peu décontenancé mes proches (« elle est hyper douée mais elle est trop bizarre ta suissesse ! »).

Alors je les ai éduqué en leur montrant des live et d’autres interviews (dont celle ci-dessous) et mes proches m’ont accompagné à ses concerts parisiens.

Après le Point FMR, il y a eu la Boule Noire (deux fois), le Parc de Vincennes pour la fête de la musique, le Théatre des Bouffes du Nord et mercredi dernier la Cigale.

J’ai mis une semaine pour écrire ce bulletin parce que…

…Je sais que je ne serai pas contente de ce que j’écris maintenant parce que c’est très compliquée d’écrire ce que je ressens sans passer pour une folle.

Sophie Hunger a la capacité sur scène de tout réinventer, de vous faire douter de vos certitudes sur la musique et même de ce qui peut arriver d’impromptu à un concert.

Sa guitare déconne dès le début du concert ; elle continue comme si de rien était en vous expliquant que sa guitare est juste « sensitive » aujourd’hui !

Elle discute sur scène avec son public alors que c’est beaucoup plus difficile en dehors. Elle a l’air tellement à l’aise, elle a une telle maitrise de la musique mais également elle a l’air tellement ailleurs que s’en est troublant ; troublant aussi son hommage à Lhasa sur Rise and Fall.

Troublant surtout ce silence d’une bonne vingtaine de secondes à la fin d’un morceau dont j’ai oublié le titre (pardonnez-moi mais je n’étais pas dans mon état normal) où plus personne ne bougeait, ni Sophie, ni ses musiciens, ni le public de la Cigale…

La musique du silence, vous savez celle que décrivait Miles Davis. C’était MAGNIFIQUE ! Je sais dorénavant que le temps peut s’arrêter parce que je l’ai vécu ce soir-là !

 

C’était très émouvant de la voir aussi émue que nous pendant le concert. C’était enivrant d’en discuter au restaurant avec Coco, une amie et Scarlett, une jeune fille rencontrée au concert qui la découvrait toutes deux pour la première fois en live. Ce fut étonnant de voir Sophie Hunger débarquer à la terrasse de notre restaurant, plus d’une heure après le concert et encore plus étonnant de discuter avec elle aussi facilement.

J’ai eu des nouvelles de Scarlett le samedi suivant pour me dire que le lendemain du concert parisien, elle avait filé sur un coup de tête à Strasbourg pour assister à son concert à la Laiterie ; qu’apparemment Sophie ne s’était pas remise non plus du concert de la veille puisqu’elle en a parlé aux Strasbourgeois avec beaucoup d’émotion ; qu’elle n’a pas pu lui parler après parce qu’elle s’était réfugiée dans son bus pour ne pas en sortir. Par contre, elle a parlé à Christian Prader qui lui a dit, entre autres, qu’ils revenaient à Paris pour Jazz à la Défense le 25 juin.

Cela fait une semaine que je ne vois plus la pochette de son dernier LP, 1983, de la même façon. Avant, la photo me mettait presque mal à l’aise (le côté roulette russe…). Maintenant, je la perçois presque comme une transmission d’émotions entre elle et nous, de sa tête à la nôtre.

Oui, Sophie, vous changez les choses, vous changez tout ! et je vous en suis extrêmement reconnaissante.

Sylvie

PS : je rajoute une dernière vidéo réalisée par Jeremiah pour Kidam et j’en profite pour le remercier aussi de m’avoir fait découvrir cette perle rare qui n’est plus le secret le mieux gardé de Suisse (et c’est tant mieux pour nous).

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  1. […] le concert a commencé. Je vous ai un peu raconté ce qu’il s’était passé. Je ne me suis trompée qu’une seule fois dans mon récit. De toute façon, je n’ai jamais eu […]



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