Yesterday, I followed the white rabbit…

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… and spent three hours in Jazz Wonderland !

Je tiens à l’écrire tout net : je n’y connais pas grand chose en jazz. Je ne peux être considérée comme amateur du genre mais une chose est sure, je ne suis pas sourde ! Je tiens par conséquent à préciser à d’éventuels visiteurs férus de Jazz qu’ils risquent de trouver mes propos assez basiques voir complètement inconséquents. Mais rassurons-nous, ce n’est qu’un blog !

Radio Nova a une petite soeur de 11 ans qui s’appelle TSF Jazz. Et cette petite soeur a très bon goût musicalement parlant, a de l’esprit et beaucoup d’humour, vous fait redécouvrir des classiques du genre,  est très curieuse de nouveaux talents et a plein de bonnes idées pour les faire partager (ça doit être de famille ! L’esprit Bizot).

Et une de ses bonnes initiatives s’appelle « You and the night and the music ». Hier soir, c’était la 8ème du genre et la 5ème qui se déroulait à l’Olympia (s’il vous plait !).

Le concept ? 12 mois = 12 orchestres jazz, représentatifs de l’année qui vient de s’écouler, se produisent lors de ce qui est devenue au fil du temps « LA soirée jazz ».

Lorsque j’ai regardé sa programmation, il y a deux mois, je piaffais déjà rien qu’à l’idée de voir Alex Tassel, José James & Jef Neve, Médéric Collignon, Erik Truffaz, Avishai Cohen, le Trio Viret, Giovanni Mirabassi et Yaron Herman sur un seul concert.

J’ai eu très peur qu’elle n’ait pas lieue à cause de la neige (j’ai moi-même mis plusieurs heures pour rejoindre Paris – ça m’apprendra à partir en week-end). Ils étaient tous là… sauf Avishai Cohen qui est resté coincé à Tel Aviv. Tout le monde était un peu déçu mais d’un autre côté nous étions tous tellement heureux que tous les autres aient pu être présents car après tout, ils étaient là pour nous jouer UN SEUL  ET UNIQUE morceau. Je me sens encore très privilégiée d’avoir pu vivre cet événement à l’Olympia.

Il y avait, pour moi une atmosphère particulière, peut être à cause du temps, parce que le public qui était présent  n’était pas celui que je côtoie d’habitude, parce que c’était un concert jazz… Je ne sais pas mais tout semblait tellement paisible. Je voulais filmer mais très vite je me suis dit que cela allait tout gâcher. Je vous prie de m’excuser mais ce soir-là je n’ai pensé qu’à moi. Je n’ai filmé que José James & Jef Neve en essayant d’éviter les personnes immenses qui étaient assises devant moi (ce n’est pas humain d’avoir un corps aussi grand !). J’en profite pour remercier José James d’être resté sur la croix que j’avais placé sur la scène avant que le concert commence – regardez la vidéo et vous comprendrez mon allusion –

Toute une année de Jazz concentrée en 3 heures de show animé par le tandem le plus attachant de TSF Jazz, j’ai nommé Sébastien Vidal et l’irrésistible Pierre Bouteiller.  La crème de la crème…

Y’a une telle joie de l’ensemble des musiciens et chanteurs à être là, à jouer ensemble, à improviser pour certains, à expérimenter pour d’autres que vous ne pouvez passer à côté même lorsque vous êtes néophyte. J’étais très heureuse de voir pour la première fois en live José James, Alex Tassel et Erik Truffaz que j’avais tous loupé plusieurs fois lors de passages parisiens. C’était magnifique de voir le pianiste du Jean Philippe Viret Trio jouer tout le morceau… sans toucher une seule fois les touches du piano, juste en tapant sur le bois, en pinçant ou en tapant les cordes avec des mailloches. J’ai découvert Tamir Hendelman (son dernier album s’appelle « Destinations ») qui est a posteriori « le » pianiste qu’on appelle dès qu’on veut enregistrer un album de jazz digne de ce nom mais surtout Les Doigts de l\’Homme qui ont eu la possibilité de nous jouer deux morceaux et qui avec Norig ont insufflé toute la vitalité et la Vie tout court d’ailleurs que dégage le Jazz Manouche (et pour le centenaire de la naissance de Django, ça l’a fait !). Il y a eu des Hommages (à Francis Dreyfus, Alain Corneau, Abbey Lincoln…) et de belles allusions références (Herbie Hancock, Brad Mehldau, le « Jasmine » de Keith Jarrett…), une exclusivité de Beat Music, la nouvelle formation de Mark Guiliana (ex-batteur du Avishai Cohen Trio),  à suivre car tout simplement sensationnel ! Et la présence à toute épreuve de Kellylee Evans qui a fait Toronto – Francfort (dès la fin de son concert canadien) puis Francfort – Paris et qui est arrivée tout juste 20 minutes avant son entrée sur scène pour nous chanter deux extraits de son dernier album « Nina » : Grande Classe d’une future Dame du jazz.

Oui, il fait bon suivre des lapins blancs (pas uniquement celui de Yaron Herman) car il vous emmène dans un pays où l’on crée et l’on recrée sans cesse, où l’on innove, où l’on réécrit la musique, où l’on vous accueille à bras ouvert même quand vous ne connaissez pas tous les codes pour peu qu’on ait l’esprit ouvert… Allez (re)découvrons le Jazz et à l’année prochaine !

PS : vous pouvez écouter le mercredi 23 décembre le second et par conséquent dernier concert parisien de Beat Music (Mark Guiliana trio)  au duc des lombards en direct dans l’émission « Jazz Live » à 21h sur TSF Jazz (ou tsfjazz.com)

 

 

 

 

 

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