Le Soleil et la Lune – Part 1

Paris, La Cigale. Concert de Yael Naim & David Donatien, vendredi 28 janvier 2011.

J’ai patienté une bonne demie heure dans le froid avant de pouvoir rentrer. J’étais impatiente parce que je ne les avais jamais vu en concert avant. J’aime tellement leur deuxième opus, « She was a boy » que j’avais hâte de voir ce qu’il pouvait donner en live…

J’étais également curieuse de voir qui était cette fameuse « Première Partie » -qui n’avait pas de nom- inscrite sur mon billet (on peut créer un petit suspens avec pas grand chose finalement).

Bref, heureuse d’être entrée au chaud, de voir avec surprise, qu’il y a des fauteuils tout partout en bas. Je m’installe à droite sur la coursive en attendant Julie. Je me retourne instinctivement vers la sono et je vois un drôle de petit bonhomme qui détonne du reste de son entourage. Il n’est pas habillé différemment -le petit chapeau peut être- ni trop grand, ni trop petit, un brun barbu qui considérait gravement un point précis de la salle. Lunaire, oui, c’est le mot. Je l’ai remarqué parmi tous les gens qui s’installaient bien calmement parce qu’il était lunaire.

Et mon amie Julie est arrivée et nos discussions de filles aussi…

Puis la lumière a baissée et deux musiciens se sont installés devant le grand rideau rouge… dont Monsieur lunaire (que je trouvais maintenant tout à fait à sa place). Pendant que son acolyte démarre à la guitare électrique, lui ne nous regarde pas, passe son doigt tout le long de sa guitare acoustique. Il la dessine, l’ausculte, fait sonner le bois avant les cordes. La musique est d’une douceur exquise, la voix et le charisme aussi (y’a pas plus doux que la lumière de la lune)… Puis au troisième morceau il se présente enfin : Kid With No Eyes (bizarre pour quelqu’un de lumineux ?). Il se produit pour une fois en duo.  Oh ! pour l’anecdote et parce que ça ne s’invente pas, il s’appelle tous les deux… Clément ! Une vraie partie de douceur…

Il nous raconte les textes envoyés par son partenaire de projet, ses compositions hôtelières la nuit (ben voyons !), sa rencontre avec David Donatien, ce qu’il en a découlé et tout ça avec beaucoup de réserve, comme pour ne pas déranger. Sans préciser son départ en Belgique, ses rencontres et son travail avec Emiliana Torrini, Damien Rice,  ses bouts de route commune avec Cocoon, Hugh Coltman, Florent Marchet et bien sûr Yael Naim & David Donatien, rien que ça. Et les textes collent si bien avec le personnage.

De la folk à l’état pur, une prestation qui vire au blues… Un public tout timide aussi au début et qui se laisse entraîner petit à petit : ça applaudit, ça sourit (si, si, ça s’entend dans le noir), ça tape du pied, ça tape des mains de plus en plus fort, ça rit et ça crie !

Comme toutes les bonnes premières parties c’est trop court. Et ça m’a fait repenser à la phrase du Petit Prince « On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux ». Saint-Exupéry avait bien compris avant tout le monde que les enfants n’ont pas besoin d’yeux pour voir l’essentiel et nous le faire partager.

Longue et clémente route à vous, cher ami de la lune. Et à bientôt.

Sylvie

plus d’infos aussi ici histoire que ce soit à vous maintenant d’avancer vers lui. De quelques pas.

 

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